samedi 20 juin 2009
Comment virer de bord un innocent sous la pluie.
-Mercredi dernier, 16h05, seule à l'arrêt d'autobus coin Beaubien et L'Assomption. Pluie battante mais heureusement les parapluies existent. J'attends le bus patiemment. Un gars s'approche, dans la jeune vingtaine, la barbe rasée comme un clown (genre les rappeurs, avec des motifs fuckés même pas beaux.), fait mine de regarder l'horaire du bus et me jette un coup d'oeil. Il porte une casquette, est bien mis de sa personne et exhibe une multitude de blingbling autours du cou.
Un Yo.
Je me dis qu'il fait pitié parce qu'il n'a pas de parapluie et qu'il pleut vraiment fort. C'est peut-être la loi vestimentaire des Yo qui interdit d'avoir un parapluie quand il pleut que je me dis. En passant devant moi pour aller se mettre en file (il n'y a que nous deux... Est-ce que je peux appeler ça une file?) il se penche sous mon parapluie et vient troubler ma confortable bulle d'un "Saluuut..." avec un ton d'innocent qui en dit long. Aussitôt je lève les yeux au ciel. Sa salutation est agressante et n'a rien à faire sous mon parapluie. Je le dévisage et lui répond à mon tour avec l'air le plus bête possible. Je ne veux pas être mal polie mais je me dis que si j'ai l'air d'une frustrée, il va peut-être me foutre la paix. Je veux surtout éviter de me faire importuner pendant tout le trajet. Ma tentative échoue lamentablement. Il me dit " Tu fais quoi?".
"Je me fais bronzer innocent!" que je me dis intérieurement. Qu'est-ce qu'il pense que je peux bien faire à l'arrêt d'autobus sous une pluie battante une mercredi à 16h00??
Je lui répond: "Ben, j'attend l'autobus!" et je regarde ailleurs.
"Tu t'en vas où?"
Ostie de fatiguant! Je le regarde avec des yeux qui veulent le tuer et lui répond: "J'men va chez nous pis ça m'tente pas d'parler ok!?"
Il va certainement comprendre, je pense que je ne peux pas être plus direct que ça.
" C'est où chez vous?"
Ça y est, je suis en criss.
" Hey, ça me tente vraiment pas de te parler là. Ok? Je m'en vais chez moi pis je veux la paix..."
"Je voulais juste..."
Mes yeux le poignardent, lui brisent les nez pis le balancent l'autre bord de la rue à gros coup de pied dans le derrière.
"Non"
"C'est juste que je..."
"Non!"
"Je pensais que peut-être..."
"NON!!!" Le ton vient de monter d'un cran. Il commence à faire chier royalement le petit Yo. Peut-importe ce qu'il essais de me dire, je ne veux pas le savoir. C'est la dernière chose sur terre qui m'intéresse en ce moment.
"Je voulais te proposer un lift c'est tout."
Quoi?! Ça veut dire que le gars était en voiture, qu'il m'a vue , s'est stationné, est descendu de son char et est venu me proposer une lift! Je doute sincèrement que c'est du pur altruisme de sa part. Je ne savais pas que j'avais l'air d'une conne, d'une fille facile et/ou d'une épaisse qui va monter dans le char d'un premier inconnu qui lui propose un lift! Pendant une seconde, je me dis que je dois avoir un problème avec l'image que je projette. Il doit y avoir une faille dans mon habillement ou ma gestuelle qui lui aurait laissé croire qu'il avait une chance de m'embarquer dans son char pis de se taper une petite vite avec moi! Je passe en revue mon habillement: rien à signaler.
Je réalise que le problème n'est pas moi, mais lui!
Je commence à avoir un peu peur et quand j'ai peur, je contrôle très mal mon agressivité.
Je lui répond avec un air méchant "Non merci, j'ai pas besoin de toi."
"Tu es sûre?"
"NON MERCI!!!!" Je me suis tournée face à lui et j'ai avancé d'un pas. J'ai décidé qu'au lieux de me laisser envahir, c'était moi qui allais envahir sa bulle. Se sentant attaqué (probablement) il répond: "Ok. Désolé."
Et il s'en va!!! Ça a marché, il s'est poussé.
Je le regarde s'éloigner pour m'assurer qu'il s'en va vraiment. Sa voiture est de l'autre côté de la rue. C'est une voiture récente de couleur... OR!
J'ai pas trop compris ce qui l'a poussé à venir me voir à l'arrêt d'autobus. Si ses intentions étaient réellement honnêtes (ce dont je doute) il devrait changer de technique parce qu'il a l'air d'un obsédé sexuel et si comme je le crois, tout ce qu'il voulait c'était tirer un coup, ben je me demande dans quelle genre de société on vit pour qu'il puisse penser qu'il a des chances avec une inconnue à l'arrêt d'autobus...
Ça porte à réfléchir sur le comportement des jeunes filles et jeunes garçons.
vendredi 5 juin 2009
Le village de Saint-Abécé
Il y a des ces soirées, où tout semble s’arrêter. Le vent cesse inexplicablement de souffler. La pluie s’épuise de tomber et reste emprisonnée de ses geôliers nuageux. Le ciel garde jalousement ses étoiles loin des regards. Les gens s’enferment à double tour derrière leurs portes doublement verrouillées, bien à l’abri. À l’abri de tout. Aucune alarme ne se déclenche jamais, aucun sismographe ne s’affole, aucune feuille d’aucun arbre ne vient s’échouer sur le pavé humide des rues désertes comme si même l’automne refuse de s’y éterniser. Il y a de ces villages où ces soirées monotones s’installent et se repartent jamais. Saint-Abécé était l’un d’entre eux.
Ce soir-là, rien ne laissait présager que la situation puisse être différente. Rien à priori ne devait troubler l’atonie de ses villageois et le calme réconfortant de ce petit hameau paisible et dénuée de couleur qu’était Saint-Abécé. Un village à la hauteur de ses villageois, confortablement inerte, bordé au nord par un fleuve aussi noir que pollué et au sud, par une route que personne n’emprunte jamais. Une bourgade à l’abandon, courbée par la vieillesse, rugueuse, inodore, teintée de gris où rien n’est trop blanc ou trop noir et encore moins trop coloré.
Déserté de toute palpitation, Saint-Abécé n’offrait à ses rares visiteurs qu’un calme relativement ennuyeux si bien qu’il y avait longtemps que ces derniers n’avait été vus dans ses rue aux maisons identiques et aux pelouses jaunies. Une population tétanisée, immobile, cachée derrière ses fenêtres camouflées de voilages épais et opaques. Tout portait à croire que cette soirée-là serait comme toutes les autres; froide, lisse, inodore…vide. Un jour d’octobre tout ce qu’il y a de plus banal.
Comme à leur habitude, les citoyens avaient désertés les rues à la tombée de la nuit. Non pas que la nuit à Saint-Abécé fût dangereuse pour ses habitants, loin de là, mais simplement parce qu’il n’y avait rien à ajouter à leur routine si peu malléable. Aucun client dans les restaurants et aucun spectateur dans le théâtre délaissé par ses acteurs. Uniquement le silence. Un silence lourd et profond qui aurait vite fait d’engloutir quiconque se serait aventuré par inadvertance dans les rues désertes. Un village fantôme, habité d’êtres embaumés et figés dans le temps.
Et pourtant, j’étais là, bien vivante et courant à toutes jambes dans l’ultime espoir de le rester. Ma robe de soirée bleue azur n’était plus digne d’être appelée par ce nom. Souillée de terre et de boue, ses parures en dentelle reposaient en lambeaux sur mon corps meurtri par le froid. Mon manteau, comme mes escarpins avaient disparus depuis longtemps et ma peau bleuit hurlait de douleur à défaut de ma propre voix. Aucun son ne voulait sortir de ma gorge. Je ne voyais ni où je mettais les pieds, ni où ces derniers me portaient. Je tombai sur le bitume rugueux et m’écorchai les genoux au passage. Je me relevai sans regarder derrière moi.
Fuir.
Mon cerveau n’avait que ce mot en tête. Il était paralysé par la peur et n’avait plus que cette fonction en service. Fuir, plus vite, plus loin et surtout ne pas me retourner… Courir le plus rapidement possible et ne m’arrêter en aucun cas même si mes poumons en feux me suppliaient de ralentir la cadence sous risque de se liquéfier dans ma cage thoracique. J’étais incapable de voir quoi que ce soit. Ma vision, brouillée par les larmes ne me laissait entrevoir que des parcelles de rues embrouillées et les faibles lueurs émanant des maisons qui défilaient à toutes vitesse. Je m’étais certainement mordue la langue car un goût de sang avait envahi ma bouche, chaud et métallique. Le sang épais coulant le long de mon œsophage empêchant l’oxygène se rejoindre mes poumons à l’agonie. Haletant et épuisé, mon cœur en ébullition était sur le point d’exploser dans ma poitrine. Je bifurquai sur une rue identique à celle que je venais de quitter. Étais-je en train de tourner en rond? Allais-je me retrouver à mon point de départ, là où la terreur avait pris toute l’espace disponible dans mes entrailles et ma chair? Il me fallait trouver de l’aide, sans quoi je m’affalerais sur le sol, à la merci de mon bourreau. Les pas de mon assaillant se rapprochaient et je sentais pratiquement son haleine fétide m'effleurer le dos. J’accélérai la cadence mais il était évident que je ne pourrais tenir encore longtemps à ce rythme. Au moindre relâchement, à la moindre faiblesse, c’était la mort assurée. Titubante et à bout de force, je me précipitai à la porte de la première demeure accessible. Une maison à la peinture jadis probablement blanche mais que des années de négligence avaient ternie et écaillée. Les fenêtres crasseuses laissaient filtrer une lumière ocre par la fente des rideaux tirés. Je m’élançai sur la sonnette comme un assoiffé sur un verre d’eau dans le désert. J’entendis retentir le carillon à l’intérieur. Le rideau s’entrouvrit brièvement pour se refermer aussitôt. Je cognai de tout mes forces sur la porte et gémissant. N’y avait-il personne d’assez humain dans cette demeure pour me venir en aide? Allait-il rester cloîtré derrière sa fenêtre à me regarder me faire tuer sans même réagir? Soudain, un mouvement derrière moi me fit tressaillir et aussi soudain qu’inattendu, un hurlement d’échappa de ma gorge. Mes cheveux en broussaille s’hérissèrent sur mon crane et une douleur fulgurante me transperça. La terreur en m’irradiant, fut incroyablement douloureuse. La porte s’ouvrit enfin. Une vieille dame à la peau flétrie et aux dents gâtées se tenait devant moi. Une cigarette à moitié consumée aux lèvres et vêtue d’un peignoir probablement aussi vieux qu’elle et sali d’une multitude de taches de gras et de restants de repas me dévisageait avec un air mauvais.
«Non, mais c’est fini ce boucan?» me lança-t-elle d’une voix rauque, abîmée par de années de tabac et fort probablement d’alcool étant donnée les effluves qui me parvinrent lorsqu’elle ouvrit la bouche.
«Fichez le camp de chez moi ou je vais vous donner une bonne raison de hurler, c’est moi qui vous le dit!»
«Aidez moi, je vous en supplie!» furent les seuls mots que je parvins à sortir de ma bouche.
«Dégagez! Et tout de suite…»
Je sentis mes jambes faillir sous mon poids quand elle fit mine de refermer la porte,
«Attendez, vous ne comprenez pas. Ce n’est pas ce que vous croyez … Vous devez absolument m’aider. Il est tout prêt et il va me tuer si vous ne me laissez pas entrer. Je vous en supplie madame! Ne me laissez pas dehors. Je vais mourir, croyez moi!»
La porte se refermait doucement sous mon nez et je voyais mes chances de survie disparaitre.
«Rien à foutre de vos histoires. Chacun ses emmerdes!»
Des larmes coulaient maintenant sur mes joues en brulant mes plaies au passage. Dans un sanglot, je parvins à articuler :
« Par pitié madame, ne me laissez pas ici. Je vous supplie de me laisser entrer. Je vous dédommagerai comme il se doit… Je ferai tout ce que vous voudrez, je…»
«Ah ah ah ah ah !»
Elle riait! Cette vieille mégère décrépie riait! J’étais à sa porte, à moitié nue par une température frisant le 2 degrés Celsius, le corps couvert d’ecchymoses, à la supplier de me sauver la vie et cette affreuse sorcière riait! Une colère sans nom envahit ma tête et ce fut d’une voix tremblotante que j’articulai :
« Arrêtez de rire et aidez moi! N’avez-vous donc aucun cœur?»
Sa bouche se pinça et ses lèvres blanchirent sous la pression.
« Et qu’est-ce que vous fuyez au juste mademoiselle l’hystérique?»
«…»
«Dites-le moi ou je ne vous laisse pas passer le seuil de cette porte. Je veux savoir ce qui risque de venir vous pourchasser jusqu’à l’intérieur de ma maison. En vous laissant entrer, qui sait ce que vous risquez d’attirer chez moi…»
«…Un … Éh bien… euh… c’est que … Je…»
« Oui?» souffla-t-elle.
Je pris une grande inspiration et tout mon courage. Je redoutais qu’à mes aveux, elle refuse de me laisser entrer. Il était beaucoup trop terrifiant et il serait normal qu’elle soit terrorisée à l’idée de tomber nez à nez face à lui.
« Promettez-moi de m’aider si je vous le dis!»
«Je ne vous promet rien! Je suis ici chez moi et je ferai ce que bon me semblera!»
Avais-je seulement d’autres choix? Je devais lui dire la vérité, aussi atroce qu’elle puisse être et je refusais de mourir toute suite. Je me lançai :
«…Un écureuil.» finis-je par dire.
Et elle s’écroula à mes pieds. Son cœur, dans un ultime moment de terreur avait cessé de battre. Elle venait de mourir de peur sous mes yeux.
Derrière moi, j’entendis le ricanement malicieux de l’écureuil savourant sa victoire et sentis ses deux 'tites dents transpercer ma peau.
Fin.
vendredi 29 mai 2009
Papillons
Nous les connaissons tous. Ils sont présents en nous lors d'événements appréhendés tels que un exposé oral ou un dans la file d'attente pour faire un tour dans un manège particulièrement épeurant. Ils sont là quand le coup de foudre vient de frapper et que l'être tant désiré pénètre dans la même pièce que nous, que son parfum vient chatouiller nos narines de son effluve envoûtante et qu'il pose les yeux sur nous. Ils sont là lorsque les mots « Et le gagnant est...»
viennent à peine d'être prononcés et que l'on espère secrètement la victoire. Ils sont aussi présents quand des bruits de pas résonnent derrière nous au tournant d'une rue sombre, quand une être cher se blesse sous nos yeux, lorsque nous sommes les témoins impuissants d'un accident, quand la plus merveilleuse des nouvelles nous arrive, quand un patron nous surprend à ne pas travailler. Quand... souvent en fait. Mais qu'en est-il quand ces mêmes papillons, conséquence de nos vives émotions, décident d'élire résidence dans notre ventre et ne veulent plus en sortir? Pour une raison que je m'explique mal, il y a une nouvelle famille de papillons qui a envahi mon corps depuis une semaine et j'ai beau tout faire pour qu'ils partent, ils sont bien encrés dans mes tripes et s'obstinent à me rendre nerveuse. J'ai bien tenté de les chasser mais il faut croire que j'en suis incapable. Simplement que d'écrire ces quelques lignes, et ils semblent de plus en plus nombreux. Un verre de vin et ils sont toujours là. Une douche bien froide et ils sont encore là. Ils me réveillent la nuit comme pour me dire « Éh! Nous ne sommes pas endormis alors réveille toi!». J'aimerais bien qu'ils partent mes papillons. Qu'ils s'envolent pour disparaître dans la nature, là où se trouve leur place. Pour que je puisse à nouveau respirer normalement. Pour que je puisse à nouveau dormir paisiblement. Pour que je puisse à nouveau espérer la visite de mes papillons pour les bonnes raison.
dimanche 22 février 2009
ALLO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je suis de retour sur mon blog et je promet de me mettre au travail régulièrement! À bientôt!
lundi 5 mai 2008
Bloguée!!!
Voilà un nouveau jeu assez chouette (si on prend en considération que la terre entière est intéressée par moi!!!) pour connaitre vaguement quelqu'un. Flx m'a tagué ce truc et je dois y répondre sans quoi, il va me propulser des bébés phoques par la tête. Vous comprendrez que j'ai pas envie d'avoir un dégoutant phoque sur moi alors je n'ai pas le choix, je dois me lancer...
Voici les règles:
- - Mettre les règlements sur son blog
- - Tous les tagués doivent répondre aux questions
- - Les tagués doivent être avertis sur leur blog
- - Laisser savoir à la personne qui vous a tagué que vous avez rempli votre mission
- promener le chien dans les belles rue propres et chaleureuses de mon cartier...
- retirer de sa gueule l'os de T-bone, la brebis entière ou la baguette de pain moisi que ma chienne va inévitablement trouver dans les rues propres et chaleureuses de mon cartier...
- faire la vaisselle, sinon je ne pourrai pas me faire à souper...
- jouer toute seule comme une grande au Playstation 2 que m'a gentiment prêté Flx
- répondre à ce jeu
- Les petits bâtons de viande suspects mais si bons qui se vendent 1$ dans les dépanneurs... Ils sont vraiment jolis à croquer dans leurs petits emballages bleus... Les réguliers seulement, ceux au BBQ sont dégueulasses!
- Les lichis
- des fraises coupées dans du yogourt nature
- J'arrêterais de travailler pis je ferais toutes ces choses qu'on peut pas faire quand on travaille mais qu'on a jamais de cash de toute façon...
- J'aiderais ma famille et mes amis...
- Je ne me ferais pas de nouveaux amis à moins qu'ils ignorent que je suis millionnaire...
- J'ouvrirais un commerce à moi (j'appellerais pas ça travailler puisque ça serait super le fun)
- Je donnerais naissance à un Journal... mes amis écriraient dedans et Antoine serait le photographe...
- je me baignerais nue dans ma piscine privée...
- fumer
- finir une bouteille de vin si j'en ouvre une, même si je suis toute seule à la boire...
- jamais tenir mes résolutions (sinon je ne fumerais plus et je ne prendrais qu'un seul petit verre, pour me détendre...)
- Cartier/Laurier: les plus belles années de mon enfance avec un parc juste en face, une ruelle magique pis des soirées d'été sur le balcon à jouer au pichenotes...
- Papineau/Gilford: les plus belles années de ma pré-adolescence parce qu'il y avait toujours du monde chez nous. Nous étions une famille de 5 en plus du chum de ma grande soeur qui vivait avec nous, leurs amis qui étaient toujours là et Claudine qui était en foyer d'accueil... Il y avait toujours entre 7 et 12 personnes pour souper!
- Une caravane de 8m cubes en Suisse...
- Papineau/Beaubien: mon premier appartement à 17 ans avec toutes les libertés que ça implique...
- Jean-talon/Hutchison: Je m'ennuie de Papineau/Beaubien...
- Gardienne d'une petite fille magnifique nommée Cloé. Je l'ai gardée de 0 à 2 ans et j'ai tout appris sur les bébés avec elle... Elle est née en 95, j'avais donc 12-13 ans... Ayoye!!! Elle a aujourd'hui 13 ans!!!! OUCH
- cuisinière de fast-food dans un bingo (pendant 2 ans!)
- Commis, assistante-gérante, gérante puis conseillère pour Van Houtte (5 ans en tout)
- Vendeuse dans une boulangerie (3 semaines), pizzaïolo au bistro Unique sur Beaubien (quelques mois) et cantine pour une équipe de production d'un court métrage (1 week-end).
- Serveuse en Suisse (c'est là que j'ai appris à boire comme un trou!)
- serveuse Chez Billy sur beaubien
- Soyons fous!!! Un sixième: agent administratif de classe 3 à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (un long mot pour dire secrétaire médicale sans les études qui vont avec...)
- Elvis
- Chantale
- Fabrice Villette
- mes parents avant leur mariage
- Flx-o-flx
lundi 11 février 2008
Greenpeace ou comment déformer la vérité.
Samedi soir dernier, confortablement assise sur mon sofa, je martelais la manette du téléviseur à coups de doigt frénétique à la recherche de quelque chose de potable à visionner lorsque je tombai sur un documentaire dont le titre attira mon attention pour une raison évidente: Phoques Le film. Avouons que ce titre est plutôt mal choisi et se rapproche dangereusement de celui de l'album d'Angèle Dubeau: Violons du monde... Bref, c'est en ne tentant même pas de réprimer mon fou rire que je décidai de regarder le dit documentaire. Avec un titre pareil, ça ne peut qu'être drôle me suis-je dit alors... Que de jugement précipité me dis-je aujourd'hui! Ça fait 3 jours que je l'ai vu et j'y pense encore... Laissez-moi vous introduire sur le sujet du docu: ce n'est pas une surprise, ça parle de phoques (ou loups de mer), Ça parle des Îles de la Madeleine, ça parle de Sir Paul McCartney et ça parle aussi de Greenpeace. Bref, ça parle de la chasse aux phoques. Au début du film, on peut même voir Brigitte Bardot, l'écume aux lèvres, invectiver le peuple canadien pour sa barbarie dans cette affaire. Aussitôt, un flot de souvenirs remonta à mon esprit. Je me revis en Europe, attablée avec des collègues de travail lors d'un repas, me faire sévèrement critiquer pour cette chasse si cruelle et vivement dénoncée par l'association au plus grand mérite qu'est Greenpeace. Je me revois encore être à court d'arguments et ne sachant trop que dire pour m'excuser d'être Canadienne, comme si je tuais moi-même des bébés phoques pendant mes jours de congés quand je suis dans mon pays. Si seulement j'avais su. Si seulement j'avais vu ce film avant ce souper mémorable! Si seulement, l'information, les faits, la réalité avait été divulgués honnêtement... Putain que je leur aurais cloué le bec! Peut-être même que je n'aurais pas eu à le faire puisque cette conversation n'aurais probablement jamais eu lieu! C'est vous dire...
- Greenpeace: les canadiens tuent des milliers de bébés phoques (blanchons) chaque printemps.
- La vérité: la chasse aux blanchons est interdite au Canada depuis vingt ans. Seuls les phoques adultes sont tués et ce de façon règlementée. Il existe des quotas et des lois concernant cette chasse.
- Greenpeace: Les phoques sont en voie de disparition à cause de la chasse.
- La vérité: Il y a une explosion de natalité chez les phoques. On compte environ 5.1 million d'individus sur la banquise et plus au nord.
- Greenpeace: Le barbares chasseurs tuent les bébés phoques à coups de bâtons à crochet.
- La vérité: les chasseurs tuent les phoques de la façon la plus rapide et indolore possible. Le bâton en question comporte un cogneur qui, si bien dirigé, défonce la boite crânienne de l'animal et le tue sur le champ. Le crochet sert à agripper et ainsi déplacer la carcasse sur la glace. Dans le documentaire, si on prend le temps de bien le regarder, on constate que chaque chasseur tâte la boite crânienne du phoque qu'il vient d'attraper pour s'assurer qu'il est bien mort avant de se servir du crochet.
- Greenpeace: Le Canada continue la chasse aux bébés phoques bien que celle-ci ne soit pas rentable.
- La vérité: Un embargo existe aux États-Unis et en Europe sur les produits dérivés de Phoques notamment à cause de la désinformation véhiculée par Greenpeace. Si cette embargo était levé, pratiquement aucune partie de l'animal ne serait perdue. Le collagène prélevé dans la peau de cet animal riche en huile, servirait entre autre à la confection de peau pour les grands brulés et à des médicaments. Bien évidemment le reste de l'animal servirait à se nourrir. En attendant, les chasseurs vivent de ce qu'ils en tirent avec le commerce d'ici, mais difficilement.
Inscription à :
Messages (Atom)
